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Sous-traiter tout ou partie de son système informatique permet de réaliser des économies substantielles.

1 - un matériel informatique ou un logiciel surdimensionnés par rapport à vos réels besoins (majoration des coûts) ;
2 - un matériel ou un logiciel achetés trop chers et mal négociés ;
3 - un équipement qui tombe souvent en panne, qui coûte en réparations et en temps d'indisponibilité ;
4 - un logiciel mal conçu, qui " bugge " trop souvent ;
5 - un utilisateur insuffisamment formé qui met deux fois le temps normal pour réaliser une tâche ;
6 - un système mal protégé contre les virus informatiques et les intrusions pirates ;
7 - des pannes dues à des virus qui rendent votre système inutilisable (coût horaire du personnel concerné multiplié par le temps d'indisponibilité du système) ;
8 - un matériel ou un logiciel sous-dimensionnés ou obsolètes, ce qui ralentit le traitement de vos données ;
9 - un parc informatique qui devrait être en réseau mais qui ne l'est pas (perte de temps dans l'échange et le partage d'informations à l'intérieur de l'entreprise, matériels périphériques redondants alors qu'ils pourraient être partagés) ;
10 - une perte de données due à une défaillance de sécurité ou à une absence d'un système de sauvegarde ;
11 - des interventions coûteuses de prestataires informatiques appelés dans l'urgence pour résoudre un problème ;
12 - des heures passées à tenter de résoudre un problème en appelant des hotlines payantes ;
13 - une perte de temps, faute de conseil objectif et compétent, dans la recherche d'informations pour un achat ou un projet d'équipement.Il est possible de chiffrer les conséquences dommageables de chacune de ces situations et de les prévenir.
Les grandes entreprises ont, depuis longtemps, intégré ces facteurs et disposent généralement d'un service informatique structuré et compétent pour assurer la rentabilité de leur informatique. En revanche, les TPE et les PME n'ont pas forcément les moyens de s'offrir ne serait-ce qu'un technicien informatique à plein temps (salaire annuel brut : 20 000 € en moyenne) et sont souvent condamnées à devoir " bricoler " leur informatique ou à payer systématiquement le prix fort.

 
Sous-traiter tout ou partie de son système informatique permet de réaliser des économies substantielles. A condition de bien border les clauses du contrat.

On a souvent estimé que l'infogérance était l'apanage des grands comptes. Que seules les entreprises de plus de 500 salariés pouvaient trouver un intérêt à recourir à ce que les Anglo-Saxons appellent le facilities management . Or, ce type de prestation, qui consiste à déléguer contractuellement à un tiers l'exploitation et la gestion de son système d'information (serveurs, bureautique, internet...), présente de nombreux atouts propres à séduire les PME. A commencer par les coûts. Une économie que le cabinet Pierre Audoin Consultants, spécialisé dans le domaine des technologies de l'information, estime entre 10 et 15 % sur le budget informatique de l'entreprise. Autre avantage, la souplesse de fonctionnement. La PME peut ainsi décider de ne sous-traiter qu'une partie de son système d'information pour laquelle elle ne dispose pas de compétences en interne. Elle peut aussi recourir à l'infogérance pour toutes les tâches récurrentes et adapter les coûts informatiques en fonction de son niveau d'activité. Enfin, la possibilité de mutualiser les solutions avec d'autres clients permet de bénéficier d'experts pour un coût global très compétitif.

Le client s'engage souvent sur une longue durée.

Pourtant, il existe des freins bien réels. « Question de méconnaissance du marché et de résistance culturelle », analyse Patrick Dohin, le PDG de la SSDI Computerland (22 millions d'euros de chiffre d'affaires estimés en 2004). Mais ces réserves ne suffisent pas à expliquer la réticence des patrons de PME pour l'infogérance. Pour les experts de KLC, un cabinet de conseil en externalisation informatique, ce type de prestation est un contrat lourd qui engage le client sur une longue durée. « Par ailleurs, l'entreprise peut mésestimer les volumes qui seront traités par l'infogérant et se retrouver au final avec une facture surdimensionnée », estime Pierre Audoin Consultants. Autre inconvénient, la difficulté de changer de prestataire en cours de route. D'où l'importance de prévoir des clauses de sortie dans le contrat initial. Mais aussi de bien bétonner le périmètre d'intervention du prestataire, de bien définir ses responsabilités et d'exiger un engagement de résultat. « Le bénéfice de l'infogérance apparaît dès que des changements se profilent au sein de l'entreprise, constate le cabinet KLC. Sur la durée, l'entreprise est gagnante et le coût de l'infogérance devient compétitif. »

par William Coop
mis en ligne le 21/02/2005

 
Le Marché Français de l’Infogérance - Bilan et perspectives 2004 – 2007
Enquête IDC : les facteurs clés de succès sur les extensions, les renouvellements et les nouveaux contrats d'infogérance

(Le Monde) Paris, le mardi 28 septembre 2004

  • Une maturité croissante du marché français qui rattrape son retard sur les marchés européen et mondial
  • La maturité et le poids de l'infogérance sur le marché français sont en léger retrait par rapport aux marchés européen et mondial. Toutefois le niveau de maturité du marché français de l’infogérance est de plus en plus proche de celui du marché européen.
    La France bénéficie cependant d'une croissance plus soutenue des investissements en infogérance depuis quelques années. Ceci est en partie dû à un effet de rattrapage avec un décalage dans le temps. Ce rattrapage vu continuer dans les années à venir avec des croissances en France supérieures à celles enregistrées au niveau européen ou mondial.

2002 2003 2002/2003
Marché mondial
Poids de l’infogérance sur les services informatiques 22,8% 23,8% +1 point
Marché européen
Poids de l’infogérance sur les services informatiques 21,5% 23,2% +1,7 points
Marché français
Poids de l’infogérance sur les services informatiques 17,5% 19,9% +2,4 points
Source: IDC, 2004

  • 4,35 milliards d’euros de revenus sur le marché français de l’infogérance en 2003
  • Les entreprises (surtout les grands comptes de plus de 1 000 personnes) disposent aujourd’hui de systèmes d’information relativement bien équipés et de plus en plus critiques pour leur activité. Elles sont donc obligées d’exploiter leur système d’information pour qu’il soit le plus performant possible.
  • Les entreprises jusque là focalisées sur une problématique d’intégration des nouvelles technologies, passent aujourd’hui à une problématique d’exploitation de leur système d’information. Elles sont à la recherche d’un modèle d’externalisation car elles ne possèdent pas forcément en internes les ressources adéquates.
  • De plus, les offreurs ont su, à travers leurs offres, basées notamment sur un engagement beaucoup plus fort en termes de qualité de services mais aussi de réduction des coûts, convaincre les entreprises françaises de la proposition de valeur associée à leur offre d’infogérance.
Evolution des revenus de l’infogérance en France 2002-2004
graph

Source : IDC, 2004

  • Ainsi, selon IDC, le marché français de l’infogérance a progressé de 8,6% en 2003 pour atteindre 4,35 milliards d’euros, après une année 2002 en moins forte croissance. Selon IDC, le segment de l’infogérance va être l’un des plus dynamiques du marché français des services informatiques à l’horizon 2007. Une pénétration intéressante de l'infogérance. Les résultats de l'enquête menée par IDC au mois de juin montrent que 45% des entreprises françaises de plus de 500 personnes utilisent des prestations d'infogérance en 2004. Cette tendance va bien entendu s'accentuer en 2005 et 2006. Les entreprises françaises sont plus enclines à s'engager sur des prestations d'infogérance sélective. Au sein de l'infogérance sélective, les entreprises infogèrent de manière homogène les différentes briques de leur système d'information (gros systèmes, réseaux, systèmes distribués, applications). Les entreprises françaises, historiquement très marquées par les prestations de régie, ont encore tendance à privilégier les prestations d'infogérance sur leurs propres sites (insourcing) et à vouloir "choisir les CV" comme sur les régies. L'insourcing est aussi une solution plus simple et plus rapide pour les entreprises qui n'ont pas besoin d'avoir un volet social dans le cadre de leur contrat d'infogérance. Les entreprises entrent donc plus facilement dans l'infogérance par ce type d'offre pour ensuite, une fois l'expérience acquise, basculée sur des prestations externalisées. Descriptif de l’étude. L’étude menée par IDC couvre le marché français de l’infogérance (infogérance matérielle, infogérance applicative, infogérance de systèmes distribués, infogérance de réseaux et infogérance globale). IDC s'est fixé trois objectifs majeurs dans la réalisation de la présente étude :
  • Quantifier le marché français de l'infogérance :
    La quantification du marché est réalisée par taille d'entreprises, par secteur d'activité, par segments d'infogérance (Infogérance de gros systèmes, Infogérance applicative, Infogérance de systèmes distribués, Infogérance de réseaux, Infogérance globale);
    Une projection est faite pour les années 2003 à 2007 sur le marché pris dans son ensemble et par segment;
    Les acteurs sont classés sur la base de leur chiffre d'affaires 2003 sur chacun des segments, par taille d'entreprise cliente, par secteur d'activité et sur le marché total.
    Analyser la demande des entreprises françaises.
    IDC a étudié l'attitude des entreprises face aux contrats d'infogérance : nouveaux contrats, extensions, renouvellements. L'enquête est réalisée auprès de 200 entreprises de plus de 500 salariés.
  • Analyser le positionnement des principaux acteurs présents sur le marché
    Cette étude sur le marché français de l’infogérance présente les profils des principales sociétés présentes sur le marché, permettant d’appréhender ainsi leurs stratégies à court et à moyen terme en France :
  • IDC est le premier groupe mondial de conseil et d'étude sur les marchés des technologies de l'information.
  • La structure conseil du groupe forme un réseau international de 700 consultants répartis dans plus de 50 pays. IDC fournit aux acteurs du marché de l'informatique et des télécommunications l'ensemble des prestations de conseil marketing nécessaires à la définition et la mise en œuvre de leur stratégie et de leur tactique.